Le sens du partage lundi, Oct 26 2009 

« Je suis d’avis que tous ceux qui aident à porter le fardeau du gouvernement doivent en partager les privilèges. »

Abraham LINCOLN, Homme d’État américain (1809-1865)
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Et si nous réformions la démocratie ? jeudi, Oct 15 2009 

Que ce soit au niveau mondial, européen ou français, nous sommes soumis à des réformes, toujours plus nombreuses et toujours plus audacieuses les unes que le autres. L’OTAN s’est ouvert aux pays de l’ancien bloc de l’Est, l’Europe s’élargit pour en 2009 compter 27 pays, de son côté la France se penche sur le découpage administratif du territoire. Toujours en France, nous sommes passés du septennat au quinquennat, l’éducation nationale se transforme peu à peu, la réforme de la justice fait débat… bref, nos systèmes ne cessent de se réformer et ce, à un rythme soutenu. Mais si toutes ces réformes sont parties intégrantes de la démocratie, que dirions-nous de réformer la démocratie elle-même ?

Notre système, comme tout système démocratique, est régit par des lois qui proviennent de deux organes distincts, le gourvenement et le parlement. Selon son origine un texte de loi se nomme projet de loi ou proposition de loi. Un projet de loi est un texte déposé par le gouvernement, par opposition à une proposition de loi qui émane d’un parlementaire. L’article 39 de la Constitution de 1958 régit la procédure d’élaboration des projets de lois. Une proposition de loi quant à elle, peut être signée par un ou plusieurs parlementaires, un groupe politique ou encore une commission parlementaire. Deux origines donc pour ce qui est du fonctionnement démocratique de la république. Et si, pour plus de démocratie nous décidions d‘en créer une troisième ?

Ce troisième type de loi pourrait être une loi qui aurait pour origine le peuple. Nous avons certes déjà la loi référendaire, mais le texte n’est pas suggéré par le peuple, il est suggéré au peuple. On pourrait donc, en plus du projet de loi et de la propostion de loi, créer l’avis de loi dont le texte émanerait directement du peuple. A première vue cela pourrait sembler irréalisable ou ingérable mais avec un minimum d’organisation et surtout l’aide d’un formidable outil aujourd’hui à la disposition de tous ou presque, en l’occurence l’internet, soumettre un avis de loi en première lecture au parlement pourrait se révéler moins fastidieux qu’il n’y parait. De l’idée d’un humble citoyen à un avis de loi déposé au parelement, le cheminement pourrait ressembler à ce processus :
– Le citoyen rédige en ligne dans une application de type Wiki son idée de loi
– Les citoyens en débattent dans l’espace de discussion
– Un tribun* gère et anime les débats en ligne
– Une fois un consensus atteint sur le texte après une période de consultation définie, le tribun se charge du dépôt de l’avis de loi.

*N’importe quel citoyen peut devenir tribun. Il suffit de présenter sa candidature en ligne dans l’espace prévu dans le Wiki et de réclamer le suffrage des citoyens.

Néologisme du jour – Affinapalatum mardi, Oct 6 2009 

L’affinapalatum soudain est une maladie d’ordre psychosomatique. Elle se traduit par l’affinement soudain du palais d’un individu. L’organe cérébral, affecté par un évènement (en général une entrée à la cour ou dans un gouvernement), commande alors au palais de s’affiner au point de ne plus pouvoir accepter la nourriture communément absorbée par la plèbe (Réf.).

Bien que beaucoup plus présente en France que dans le nord de l’Europe, cette maladie frappe sans distinction de camp, de bord, ou de parti. En revanche la maladie n’affecte le sujet que pendant la durée des mandats, l’alimentation d’après-ministère étant en général similaire et moins coûteuse pour la plèbe à celle d’avant-ministère.

Ce phénomène (parfois appelé désaffinapalatum) a amené certains observateurs, aussi réducteurs que mauvaises langues, à aller vite en besogne en liant l’affinapalatum au caractère gratuit (ou non-payant, ou encore « payé par la plèbe ») de l’alimentation mandaturienne. Aucune étude épidémiologique n’a pour l’instant étayé cette thèse.

Néologisme du jour – Camérealestate mardi, Oct 6 2009 

Camérealestate : Nom féminin. Désigne la chambre parlementaire française en charge d’une agence immobilière dotée d’un budget d’un milliard et demi d’euros (Référence). Ils sont 343 haut-agents immobiliers pour gérer un parc composé notamment d’un hôtel particulier avec vue sur le jardin du Luxembourg, le jardin du Luxembourg, le Palais du Luxembourg datant du XVIIème siècle ainsi que le Petit Luxembourg, lieu de résidence du président de l’agence.

Quand ils ne s´occupent pas d´immobilier, les caméristes s´amusent à revoir les textes de loi présentés par les députés ou les membres du gouvernement. Quand ils quittent leur fonction à la Camérealestate, les ex-haut-agents bénéficient d’une modeste retraite bien méritée (Référence). Ils peuvent aussi continuer de bénéficier de quelques modestes avantages en nature comme les prestations du restaurant de la chambre, de la modeste buvette des hauts et bas-caméristes (la buvette), du bureau de tabac et du salon de coiffure, dans les mêmes conditions que les caméristes en exercice.

La retraite d’un camériste étant des plus modestes, les prix de ces prestations sont nettement inférieurs (sauf pour le tabac) aux tarifs en vigueur pour la plèbe. Les retraités caméristes bénéficient également de la gratuité totale sur leurs voyages en train sur le territoire français. Ceci, bien évidemment par souci de préservation de la planète, l´usage limité de la voiture étant une mesure des plus recommandées. Un extrait discours du ministre du travail prononcé à l’assemblée nationale en 2007 :

Les régimes spéciaux doivent faire face aux mêmes enjeux démographiques et financiers qui ont conduit à ajuster les paramètres des retraites des salariés du secteur privé, des indépendants, des agriculteurs ou plus récemment des fonctionnaires. (Réf).