Graines et semences jeudi, Oct 29 2009 

« Quiconque a semé des privilèges doit recueillir des révolutions. »

Extrait de Mon oncle Benjamin – 1843

Claude TILLIER, pamphlétaire et romancier français – (1801 – 1844)
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Le sens du partage lundi, Oct 26 2009 

« Je suis d’avis que tous ceux qui aident à porter le fardeau du gouvernement doivent en partager les privilèges. »

Abraham LINCOLN, Homme d’État américain (1809-1865)

Egalité des chances jeudi, Oct 22 2009 

« La démocratie dont je suis partisan, c’est celle qui donne à tous les mêmes chances de réussite, selon la capacité de chacun. Celle que je repousse, c’est celle qui prétend remettre au nombre l’autorité qui appartient au mérite. »

Henry FORD, Industriel américain (1863 – 1947)

A bras raccourcis mercredi, Oct 21 2009 

« Le gouvernement a un bras long et l’autre court : le long sert à prendre, et il arrive partout ; le bras court sert à donner et il n’atteint que les plus proches. »

SILONE (Secondo Tranquilli, dit Ignazio) – écrivain italien (1900-1978)

Néologisme du jour – Wikilotru mardi, Oct 20 2009 

Nom masculin. Métier apparu relativement récemment et qui a la particularité de n’être associé à aucun code ROME. Cette non-romisation peut s’expliquer par le fait que, tout comme les agents dits „secrets“, les wikilotrus sont des travailleurs de l’ombre. Pour devenir un wikilotru il faut faire preuve de compétences extraordinaires telles que la vigilance (pour pouvoir surveiller tout ce qui se passe sur la toile), la maîtrise de la langue française, la rapidité d’esprit, mais surtout être dépourvu de bonne foi.

Une fois embauché (secrètement) par un édile pour surveiller la mise à jour de sa page sur Wikipédia, le wikilotru aura pour mission d’intervenir dans l’heure pour modifier, lisser, aplanir voire tout simplement supprimer toute contribution susceptible de perturber ne serait-ce qu‘un tant soit peu le sommeil du juste amplement mérité du-dit édile.

Le caractère confidentiel, voire ultra-secret du métier de wikilotru (il n’y a à ce jour aucun wikilotru répertorié par le pôle emploi) ne permet pas à l‘INSEE d’établir de données précises comme la population, le sexe, le niveau social, le niveau de rémunération, les avantages sociaux ou encore l’âge de la retraite de ces professionnels du ouaib. Le wikilotru est totalement dépourvu de camp, de parti, de penchant ou de bonne foi. Il est wikilotru.

 

Et si nous réformions la démocratie ? jeudi, Oct 15 2009 

Que ce soit au niveau mondial, européen ou français, nous sommes soumis à des réformes, toujours plus nombreuses et toujours plus audacieuses les unes que le autres. L’OTAN s’est ouvert aux pays de l’ancien bloc de l’Est, l’Europe s’élargit pour en 2009 compter 27 pays, de son côté la France se penche sur le découpage administratif du territoire. Toujours en France, nous sommes passés du septennat au quinquennat, l’éducation nationale se transforme peu à peu, la réforme de la justice fait débat… bref, nos systèmes ne cessent de se réformer et ce, à un rythme soutenu. Mais si toutes ces réformes sont parties intégrantes de la démocratie, que dirions-nous de réformer la démocratie elle-même ?

Notre système, comme tout système démocratique, est régit par des lois qui proviennent de deux organes distincts, le gourvenement et le parlement. Selon son origine un texte de loi se nomme projet de loi ou proposition de loi. Un projet de loi est un texte déposé par le gouvernement, par opposition à une proposition de loi qui émane d’un parlementaire. L’article 39 de la Constitution de 1958 régit la procédure d’élaboration des projets de lois. Une proposition de loi quant à elle, peut être signée par un ou plusieurs parlementaires, un groupe politique ou encore une commission parlementaire. Deux origines donc pour ce qui est du fonctionnement démocratique de la république. Et si, pour plus de démocratie nous décidions d‘en créer une troisième ?

Ce troisième type de loi pourrait être une loi qui aurait pour origine le peuple. Nous avons certes déjà la loi référendaire, mais le texte n’est pas suggéré par le peuple, il est suggéré au peuple. On pourrait donc, en plus du projet de loi et de la propostion de loi, créer l’avis de loi dont le texte émanerait directement du peuple. A première vue cela pourrait sembler irréalisable ou ingérable mais avec un minimum d’organisation et surtout l’aide d’un formidable outil aujourd’hui à la disposition de tous ou presque, en l’occurence l’internet, soumettre un avis de loi en première lecture au parlement pourrait se révéler moins fastidieux qu’il n’y parait. De l’idée d’un humble citoyen à un avis de loi déposé au parelement, le cheminement pourrait ressembler à ce processus :
– Le citoyen rédige en ligne dans une application de type Wiki son idée de loi
– Les citoyens en débattent dans l’espace de discussion
– Un tribun* gère et anime les débats en ligne
– Une fois un consensus atteint sur le texte après une période de consultation définie, le tribun se charge du dépôt de l’avis de loi.

*N’importe quel citoyen peut devenir tribun. Il suffit de présenter sa candidature en ligne dans l’espace prévu dans le Wiki et de réclamer le suffrage des citoyens.

Néologisme du jour – Xylonlinguitite jeudi, Oct 15 2009 

Nom féminin. La xylonlinguitite est une affection de la langue (organe situé dans la cavité buccale, qui sert à la mastication, à la phonation et à la déglutition) qui se traduit par une distortion automatique de la phonation d’un édile. Plus l’édile est expérimenté, plus grande est cette distortion. Un aspect étrange et déroutant de cette maladie est que le phénomène de distortion semble affecter aussi bien la perception que la mémoire, car l’édile n’a nullement conscience du décalage entre son propos et la réponse attendue par son ou ses interlocuteurs. Même dans le cas où l’interlocuteur insiste et répète plusieurs fois la question (dans certains pays étranger bien entendu), la xylonlinguitite empêchera toujours l’édile d’y répondre. En ce qui concerne la mémoire, elle devient quant à elle étrangement sélective. Comme toute maladie, la xylonlinguitite touche les édiles sans distinction de camp, de penchant, ou de parti.

Néologisme du jour – Podoplatite mardi, Oct 13 2009 

Nom féminin. La podoplatite (ou ozonophilie exacerbée) est une maladie dite « perverse ». Elle est perverse dans le sens ou bien qu’affectant principalement les courtisans ou les édiles de haut rang, ses effets néfastes sont ressentis par l’ensemble de la plèbe qui patit de la destruction de la couche d’ozone provoquée par les malades.

Quand le tribun devient édile (ministre, député, maire de capitale ou de grande ville…), ses pieds deviennent plats (Ref.), d’où le terme de « podoplatite », qui désigne la maladie elle-même à l’inverse du terme d' »ozonophilie » qui lui désigne les effets ou conséquences de la maladie. Bien que beaucoup plus présente en France que dans le nord de l’Europe, cette maladie frappe sans distinction de camp, de penchant, ou de parti.

Ayant noté de nombreuses similitudes entre les symptômes de la podoplatite et ceux de la pygoscelistite, les chercheurs de l’IRMM (Institut de Recherche sur les Maladies Monarchiques) soupçonnent ces deux maladies d’avoir une souche commune. Cependant, la réduction des bugdets de l‘IRMM pour permettre le refinancement de la caisse de retraite des caméristes durement touchée par l’affaire Madoff a repoussé aux calendes grecques les résultats des recherches prévus pour 2063.

Néologisme du jour – Pygoscelistite vendredi, Oct 9 2009 

(aigue, persistante, aggravée). Nom féminin. La Pygoscelistite est une maladie aussi subite qu’illogique. Son caractère illogique vient du fait que la maladie ne frappe pas l’individu lui-même mais son permis de conduire. En effet, aussitôt nommé ministre, l’individu perd immédiatement la totalité des douze points de son permis de conduire. Il ne lui est désormais plus possible de conduire une automobile et la seule solution devient l´utilisation d´une grosse berline républiquaine avec chauffeur (voir plusieurs). La question des transports publics ne se pose bien évidemment pas car ceux-ci, souillés par la plèbe, diffusent généralement des fragances auxquelles le nez fin d´un édile „nobilitas“ ne résisterait pas. Pas plus que la grandeur de l’édile ne resisterait à la proximité de la vile plèbe.

Un autre aspect incompris de cette maladie est sa propension à ne sévir que dans certains pays, comme le nôtre par exemple, et pas dans d’autres comme les pays du nord de l’Europe où il est tout aussi courant et qu’anodin de croiser régulièrement des membres du gouvernement dans les transports publics.

La Pygoscelistite est dite persistante quand, même plus de 20 ans après sa mandature, aux plus hautes fonctions certes, l’homme (ou la femme) de la Cité (le mot politique vient du grec politikè (« science des affaires de la Cité »)) conserve une voiture avec chauffeur aux frais de la plèbe (Ref.). Il est à noter que cette maladie frappe sans distinction de camp, de penchant, ou de parti. Pour la Pygoscelistite aggravée, voir Pingouiste.

Néologisme du jour – Pingouiste vendredi, Oct 9 2009 

Nom masculin. Le terme pingouiste est issu de l’association des mots pingouin et lampiste. Ce terme est généralement utilisé pour qualifier l’homo sapiens préposé à l’ouverture des portières des voitures des ministres.

Contrairement aux apparences, pingouiste est un véritable métier, avec un véritable salaire à la charge de la plèbe. Au cours de sa formation le pingouiste apprend notamment à ouvrir la portière en se tenant bien droit tout en adoptant une attitude d’être inférieur (n’oublions pas qu’il fait partie de la plèbe) par rapport au ministre. Le métier de pingouiste a été rendu nécessaire par l’apparation de la Pygoscelistite aggravée qui contrarie les mouvements d’un haut personnage de la République (ou de la Monarchie). En effet, une fois admis à la cour (ou dans un gouvernement), l’homme (ou la femme) de la Cité (le mot politique vient du grec politikè (« science des affaires de la Cité »)) n’est plus en mesure d’ouvrir une porte ou de porter un parapluie tout seul. Tout juste arrive-t-il encore à lacer lui-même ses chaussures.

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